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SUMMARY:Enclaves scientifiques\, enclaves minières :  penser la comparaison par l’infrastructure matérielle et logistique
DESCRIPTION:Dans le cadre du projet ANR SciOUTPOST le 9 juin 2025\, de 14h30 à 18h\, le Campus Condorcet accueillera une table ronde interdisciplinaire intitulée « Enclaves scientifiques\, enclaves minières : penser la comparaison par l’infrastructure matérielle et logistique ». Cet événement\, organisé en format hybride\, propose d’explorer les points de convergence matériels entre les mondes de la recherche et de l’industrie extractive. \nInformations pratiques\n\n\nDate : 9 juin 2025\, 14h30 – 18h \n\n\nLieu : Campus Condorcet\, Bâtiment Recherche Sud\, salle 6.040 \n\n\nVisioconférence : Lien d’accès au webinaire \n\n\n\n  \n  \n  \n  \n\nInterventions\nTransferts intersectoriels de modules logistiques et impact matériel des avant-postes de la science\nDavid Dumoulin Kervran (IHEAL-USN\, CREDA) \nL’extractivisme scientifique est souvent conçu comme une forme d’extractivisme cognitif\, et pensé comme une forme d’injustice épistémologique. Nous voudrions ici le penser dans sa dimension la plus matérielle possible\, et même principalement dans les conditions logistiques qui sont ses conditions de possibilité. \nQuelles sont les logiques matérielles et logistiques que partagent les enclaves minières et scientifiques en territoires isolés ? Est-ce que ce sont toujours les enclaves scientifiques qui empruntent à l’industrie minière ses infrastructures : pratiques de « site testing » en amont du projet\, contacts politiques à haut niveau\, routes et moyens de transport\, logique de construction et d’entretien des bâtiments\, main-d’œuvre locale/séjours courts pour les plus diplômés\, type d’architecture et d’hébergement\, etc. ? Ou est-ce qu’il serait possible de voir des emprunts dans l’autre sens ? Est ce que au-delà de l’emprunt d’une “brique logistique”\, il existe d’autres logiques comme la référence commune à un autre modèle en amont ou la symbiose avec certains fonctionnements directement coopératifs ? \nCette entrée par la comparaison logistique devrait également permettre d’interroger de nouvelles dimensions de nos objets respectifs\, que ce soit sur le plan de l’articulation entre savoir et matérialité ou sur celui de logiques communes impériales\, coloniales\, en général. \n  \n\nL’observatoire astronomique géré comme une mine : le cas des télescopes géants européens et états-uniens au Chili\, des années 1950 à nos jours\nPascal Marichalar (CNRS\, IRIS) \nÀ partir de la fin des années 1950\, des astronomes états-uniens et européens ont lancé des missions de site testing dans la moitié nord du Chili afin de trouver les meilleurs sites pour construire des télescopes optiques (c’est-à-dire faits de miroirs et observant dans le visible et l’infrarouge proche). Cette communication montre comment\, depuis la prospection jusqu’à la construction\, puis dans le fonctionnement quotidien\, les observatoires astronomiques étrangers au Chili ont été pensés et gérés en se calquant sur l’exemple des mines (notamment de cuivre) qui sont l’activité économique principale du pays. Processus d’autorisation\, concurrence avec les entreprises minières\, construction de routes et d’infrastructures électriques\, aspect résidentiel\, organisation du travail… sont quelques-uns des aspects étudiés\, où l’on voit le parallélisme avec l’organisation minière. \n  \n\nUne enclave suspendue ? État\, science et mine sous-marine à Wallis-et-Futuna\nValelia Muni Toke (IRD\, SEDYL) et Pierre-Yves Le Meur (IRD\, SENS) \nLa notion d’enclave a été conçue dans les années 1960 dans des contextes extractifs marqués par de fortes inégalités\, Nord-Sud en particulier\, selon des approches dépendantistes ou néomarxistes. Une enclave ne peut pas être close pour fonctionner et la question est d’identifier ses connexions à son extérieur. Cette idée simple est à la base d’une conceptualisation de l’enclave minière comme fonctionnant selon une dialectique entre connexion et déconnexion qui opère à plusieurs niveaux : (i) matériel\, réglant des flux physiques d’entrée (force de travail\, technologie\, capitaux) et de sortie (minerai\, déchet) ; (ii) institutionnel\, définissant les branchements lui permettant de fonctionner au plan normatif ; (iii) idéologique\, définissant sa place dans les imaginaires nationaux et la construction des subjectivités. \nNous avons appliqué ce modèle qualitatif à la situation singulière du territoire de Wallis-et-Futuna. Dans les années 2010\, la ZEE de cette collectivité d’Outre-mer a fait l’objet de campagnes de prospection minière sous-marine menées par l’Ifremer et financées par des opérateurs privés. Nous montrerons comment d’un point de vue matériel\, institutionnel et idéologique s’organise une extraversion maximale assortie de tentatives de micro-reconnexions au territoire. \n  \n\nLogistique minière et savoirs scientifiques au cœur des enjeux d’acceptabilité sociale\nMartin Cavero Castillo (Université Côte d’Azur\, LAPCOS) \nLa littérature en sciences sociales portant sur les projets miniers à ciel ouvert s’est concentrée sur la protestation locale ou sur les politiques paternalistes rendant possible l’acceptation. En complément\, il est possible de resserrer l’angle d’analyse sur les enjeux d’acceptabilité locale d’un projet minier à travers trois de ses « fronts » logistiques et scientifiques : l’accès aux ressources (achat de terres\, routes)\, l’infrastructure d’extraction et de traitement (travail d’experts pour définir les impacts) et l’installation d’un camp minier (modèle « fly in-fly out »). À travers l’étude de cas du projet Conga\, il s’agira de montrer comment\, pour chacun de ces trois fronts\, se joue l’acceptabilité sociale du projet en question. \n\nFixer et faire circuler. Les logistiques minières et leurs inégalités au prisme des circulations et fixations matérielles et humaines\nClaude Le Gouill (IRD\, SENS) \nDepuis les travaux sur les company towns\, l’activité minière – et avec elle le concept d’enclave – a connu d’importantes modifications. Elle est aujourd’hui décrite davantage dans sa dimension « planétaire » ou dans ses changements d’échelles et les protagonistes variés qu’elle connecte. L’un des bouleversements les plus visibles est l’évolution de la gestion de la main-d’œuvre\, dont l’objectif de fixation a laissé place au modèle du fly-in/fly-out permettant une circulation sur de longues distances. Nos recherches montrent cependant que le modèle circulaire n’a pas totalement remplacé celui de la fixation. Au contraire\, les distinctions entre ce qui circule et ce qui est fixé témoignent des inégalités structurelles au sein du champ minier. L’objectif de cette présentation sera de montrer ce que ces mobilités différenciées révèlent de cette activité aujourd’hui. \n  \n\nIntervenants et organisation\nCette table ronde réunit inttervenante·s des projets ANR Ecoboom \, ANR SciOUTPOST et des chercheur·e·s associé·e·s : \n\n\nClaude Le Gouill (IRD\, SENS) et Pierre-Yves Le Meur (IRD\, SENS) \n\n\nPascal Marichalar (CNRS\, IRIS) et David Dumoulin Kervran (USN-IHEAL\, UMR CREDA) \n\n\nNicolas Richard (CNRS\, IFEA)\, Martin Cavero Castillo (EHESS\, UMR IRIS) et Valelia Muni Toke (IRD\, SEDYL) \n\n\nCrédits photo : Claude Le Gouill \n 
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SUMMARY:L’île-laboratoire :  figures littéraires des avant-postes insulaires
DESCRIPTION:Journée d’études projet ANR – Scientific Outposts \nL’île-laboratoire : figures littéraires des avant-postes insulaires \nDate : Vendredi 12 juin 2026 Horaires : 10h00 – 17h30 Lieu : Campus Condorcet\, Bâtiment Recherche Sud\, Rez-de-chaussée\, Salle 0.03 \nLien de visioconférence : Rejoindre le webinaire \nProgramme de la journée\nSession Matinée\n\n\n10h00 | Introduction. Les îles savantes : littératures des avant-postes insulaires. \n\n\nIntervenant : Jérôme Lamy (CESSP\, CNRS) \n\n\n\n\n10h20 | Des îles à tous vents : l’essor de l’Insulaire à la fin du XVIe siècle\, en France\, Espagne et Italie. \n\n\nIntervenant : Frank Lestringant (Cellf 16-18\, Sorbonne Univ.) \n\n\n\n\n11h00 | L’Espace de l’île : des voies de l’imaginaire dans la littérature lusophone. \n\n\nIntervenante : Ana Maria Binet (Univ. Bordeaux Montaigne\, AMIBER) \n\n\n\n\n11h40 | (Re)penser la société à partir du corps utopique : les îles-romans d’Aldous Huxley. \n\n\nIntervenante : Ioana Andreescu (EHESS\, CESPRA) \n\n\n\n\n12h20 | Les Imaginaires socio-techniques de l’île laboratoire. Etudes de cas et apports conceptuels STS aux Island studies. \n\n\nIntervenant : David Dumoulin Kervran (USN/IHEAL-CREDA) \n\n\n\n\n13h00 – 14h30 | PAUSE repas \nSession Après-midi\n\n\n14h30 | Îles/laboratoires et expérimentations génomiques – l’insularité comme dispositif de confinement du vivant et du risque. \n\n\nIntervenante : Virginie Maris (CNRS CEFE) \n\n\n\n\n15h10 | Hors du monde\, hors de la loi : savants criminels\, hubris et dispositifs insulaires chez Jules Verne. \n\n\nIntervenant : Kevin Even (USN\, CRP19) \n\n\n\n\n15h50 | L’Île Mystérieuse de Jules Vernes\, un avant-poste de l’anthropocène ? \n\n\nIntervenant : Jérôme Lamy (CNRS-CESSP) \n\n\n\n\n16h30 | Discussion générale \n\n\nPrésentation de la journée d’études\nLes îles constituent un élément capital de la littérature depuis les débuts de la modernité (Lestringant\, 2002). Espace replié\, propre à détourer une hétérotopie diffractant et recombinant les structures sociales et politiques d’une époque\, l’île s’impose comme un puissant vecteur d’imaginaires (Bernardie-Tahir\, 2002 ; Binet\, 2014 ; Castekain\, 2006). Ses configurations multiples – et notamment les archipels – constituent des matrices fictionnelles jouant sur le thème du discontinu (Lestringant\, 2020). Les fictions utilisent notamment l’île pour y déployer les schèmes classiques de la renaissance des individus confrontés à une nature généreuse (c’est le cas de Robinson Crusoé [Nora\, 2003])\, ou bien pour envisager une pédagogie de la vie insulaire\, comme dans le cas de L’île au trésor de Stevenson (Dias de Carvalho\, 2017). \nLorsque cette thématique de l’île croise la question des pratiques savantes\, ce sont donc deux formes de représentation du monde et de sa transformation qui s’articulent. L’île – supposée vierge ou inhabitée – s’impose rapidement comme l’espace d’une possible expérimentation sur la nature (Gugganig\, Klimurg-Witjes\, 2021). La journée d’étude que nous proposons croisera le motif insulaire aux problématiques de la production scientifique. Recommencement infini du monde\, l’insularité nouvelle et blanche ouvre potentiellement la voie à une science sans entraves. L’île du docteur Moreau d’H.J. Welles s’impose comme le théâtre de l’hubris maléfique\, des hybridations monstrueuses\, du dépassement de l’humain et finalement de sa perte (Gay\, 2019). Sans une conduite raisonnable des actions savantes\, l’île est une perdition et appelle la dissolution du sens commun ou des valeurs humanistes. \nTout le projet de Jules Vernes a précisément consisté à introduire une puissante rationalité dans l’ordre insulaire (Lavondès\, 1994). Dans L’île mystérieuse\, le travail des naufragés aériens consiste à profondément transformer le cadre initial pour en faire un espace quadrillé par la science et la technique. L’île à hélice radicalise encore cette rationalisation de l’insulaire en faisant l’imposant comme pur artefact. \nCette matrice des îles savantes nous semble propice à une réflexion collective autour du rapport entre l’insularité\, les pratiques savantes et les avant-postes. En effet\, une série de questions travaille la matière littéraire fictionnelle et peut conduire à un rapprochement fécond avec les approches socio-historiennes de la notion d’avant-poste de la science. \nParallèlement à cette « scientifisation » de l’île\, la perspective de l’île comme laboratoire à explorer et/ou à exploiter s’est également imposée\, notamment dans les imaginaires de l’abondance biologique (Pelletier\, 2011 ; Greenhough\, 2011). Dans la discipline scientifique de la biogéographie\, et partant bien au-delà dans toutes les branches de l’écologie\, les îles ont pris une place centrale comme modèle théorique depuis plus d’un demi-siècle\, depuis l’essai fameux du biologiste fondateur du terme biodiversité et storyteller Edward O. Wilson (Wilson 2010). \nCette métaphore de l’île comme laboratoire naturel demande à être davantage travaillée. Notamment parce qu’il existe un rapprochement historique entre l’émergence du laboratoire moderne et les débuts de la littérature de l’insulaire. Songeons que le laboratoire du physicien Robert Boyle\, au 17e siècle\, s’inventait comme un espace autonome\, à l’abri du monde\, seulement occupé par des gentlemen capables de rapporter fidèlement les expériences savantes (Shapin\, 1988). Au même moment\, Daniel Defoë imagine son Robinson naufragé capable de saisir toutes les ressources d’une île pour affirmer son individualité première (Ménissier\, 2012). Dans ce double mouvement\, quelque chose de la modernité s’élabore qui prend l’insularité pour principe. \nIl importe donc d’interroger ce moment singulier de l’histoire des savoirs et de la littérature. D’autant qu’au 18e siècle\, comme l’a montré Richard Grove\, l’île s’imposera comme l’étalon d’une nature fragile\, ou\, à tout le moins\, dont les ressources sont nécessairement limitées (Grove\, 2013). C’est ici la thématique de la finitude qui\, dans ce troisième cas\, vient relier les imaginaires des savoirs et de la modernité. \nCette journée d’études sera l’occasion de s’interroger sur le croisement entre l’insularité\, l’isolement et le déploiement de recherches scientifiques particulières. On envisagera également la place des processus de rationalisation dans l’imaginaire de la robinsonnade qui suppose une réinvention du monde\, selon des principes scientifiques. De même\, l’imaginaire du laboratoire insulaire\, extension d’une pratique inenvisageable dans un centre urbain ou même dans une métropole questionne le rapport à l’éthique de la science et aux limites des opérations de connaissance. Enfin\, il sera important de saisir les traits nouveaux des imaginaires insulaires qui prêtent aux îles des propriétés révélatrices sur le changement climatique contemporain et plus généralement l’anthropocène (Redon\, 2019). \nParce que l’île condense les traits contradictoires des sociétés\, elle offre\, en miniature\, le dépliement infini des félicités collectives comme celui des visions les plus sombres d’une humanité sans retenue. Nous tenterons donc\, dans cette journée d’études\, de faire saillir quelques traits marquants de la littérature centrée sur les insularités savantes en combinant les approches disciplinaires et en ouvrant large le corpus des textes de fiction. L’enjeu de la rencontre est aussi de prolonger les dialogues déjà esquissés entre les études littéraires et les études sociales des sciences et d’envisager les différentes façons de rendre compte d’une politique des savoirs centrés sur la matrice insulaire. \nBibliographie\n\n\nBernardie-Tahir\, N.\, 2002\, « Délivrez-nous de l’imaginaire des îles ! »\, Annales de Géographie\, n° 745\, p. 5-16. \n\n\nBertrand\, D.\, 2015\, « Le microcosme insulaire de Jules Vernes dans L’Île mystérieuse. De l’île de la Désolation à l’île Lincoln »\, Romanica Silesiana\, n°10\, p. 53-63. \n\n\nBinet\, Ana Maria\, 2014\, « L’imaginaire de l’île\, une constante anthropologique »\, in Maria de Jesus Cabral\, Ana Clara Santos (dir.)\, Les possibilités d’une île\, Paris\, Editions Petra\, p. 33-43. \n\n\nCastekain\, Jean-Pierre\, 2006\, « Approches de l’île »\, Ethnologie française\, vol. 37\, n°3\, p. 401-406. \n\n\nDias de Carvalho\, Adalberto\, 2017\, « De l’île comme représentation anthropologique à l’île comme statut ou visée des projets éducatifs »\, Klesis\, n° 38\, p. 8-17. \n\n\nGay\, Julie\, 2019\, Evolutions du motif de l’île déserte dans la littérature d’aventures victorienne (Stevenson\, Conrad et Wells) : « Fin de siècle » et mutation du genre\, Thèse de littératures\, Université Michel de Montaigne\, Bordeaux III. \n\n\nGugganig\, Masha\, Klimurg-Witjes\, Nina\, 2021\, « Island Imaginaries : Introduction to a Special Section »\, Science as Culture\, vol. 30\, n°3\, p. 321-341. \n\n\nGreenhough\, Beth\, 2011\, « Assembling an island laboratory »\, AREA\, vol. 43\, n°2\, p. 134-138. \n\n\nGrove\, Richard\, 2013\, Les îles du Paradis. L’invention de l’écologie aux colonies\, 1660-1854\, Paris\, La Découverte. \n\n\nLavondès\, Henri\, 1994\, « Jules Verne\, les Polynésiens et le motif de l’île mouvante »\, Journal de la Société des Océanistes\, n° 99\, p. 131-139. \n\n\nLestringant\, Franck\, 2002\, Le Livre des îles : Atlas et récits insulaires de la Genèse à Jules Vernes\, Genève\, Droz \n\n\nLestringant\, Franck\, 2020\, Bribes d’îles. La littérature en archipel de Benedetto Bordone à Nicolas Bouviers\, Paris\, Classiques Garnier. \n\n\nMeistersheil\, A.\, 2004\, « La figure de l’île sacrée »\, Cahiers slaves\, n°8\, p. 187-196. \n\n\nMénissier\, Thierry\, 2012\, « Nature humaine et auto-institution de l’existence. Le dialogue entre Locke et Rousseau par l’intermédiaire du mythe de Robinson »\, Annales Jean-Jacques Rousseau\, T. 50\, p. 135-162. \n\n\nNora\, Philippe\, 2003\, « Du spirituel dans l’île »\, Tracés. Revue de Sciences humaines\, n°3\, p. 9-23. \n\n\nPelletier\, Philippe\, 2010\, « Postface. L’île-laboratoire\, le retour ? »\, in François Taglioni (dir.)\, Insularité et développement durable\, Paris\, IRD\, p. 489-504. \n\n\nRedon\, Marie\, 2019\, Géopolitique des îles\, Paris\, Editions Le Cavalier Bleu. \n\n\nShapin\, Steven\, 1988\, « The House of Experiment in Seventeenth-Century England »\, Isis\, vol. 79\, n°3\, p. 373-404. \n\n\nWilson\, E. O. (2010). « Island Biogeography in the 1960s ». In Losos JB\, Ricklefs RE (eds.). The Theory of Island Biogeography Revisited. Princeton University Press. pp. 1–12. \n\n\nMacArthur\, R. H.\, Wilson\, E. O. (2001). The theory of island biogeography (2de édition\, écrit original de 1967). Princeton\, N.J: Princeton University Press.
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