Miami est la seconde Cuba, celle de l’exil et de l’anticastrisme, celle de la nostalgie du monde d’avant. Cet exil, souvent mis en scène de façon caricaturale dans de nombreux ouvrages, films et documentaires, a popularisé un portrait grossier de la cause anticastriste. Plutôt que d’écarter les revendications anticastristes comme le fait d’un exil homogène bourgeois et conservateur, donc politiquement illégitime, cette deuxième séance du Séminaire Central du CREDA propose de prendre au sérieux la cause anticastriste.
Cette séance s’attache à restituer la genèse de cette cause, à comprendre les logiques de son émergence dans un environnement marqué par les clivages de la guerre froide et à saisir comment elle est passée de la guérilla aux think tanks. En prenant pour objet la cause anticastriste sur le temps long (1959-2020), la séance met en exergue la dimension mouvante de la cause, à la fois transnationale et très localisée, marquée par l’idéal de la lutte armée sans négliger les enceintes diplomatiques, écartelée entre un imaginaire du martyre d’un côté et des droits humains de l’autre.
Lien visio : https://urls.fr/N5jm7X
Organisation:
Alice Lhuillier et Jean Foyer
La séance sera suivie d’un pot convivial, ouvert à toutes et tous
Prochaine séance :
27 novembre 2026, *10h-12h, Laura Fléty (CNRS / CREDA)
Formes sensibles et expériences du religieux dans les Andes (Bolivie, nord du Chili)
